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Buchberger Architecture et ALUVAL : un partenariat au service de la façade

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Au 114 rue Marius Aufan, à Levallois-Perret (92), un immeuble de bureaux vient d’achever sa transformation. Dans un tissu urbain dense où les architectures se frôlent entre résidentiel et tertiaire, le projet « Marius Aufan » a consisté en une restructuration lourde de l’existant, accompagnée d’une extension d’environ 500 m², pour un ensemble d’environ 3 000 m².

Pour l’architecte Bernhard Buchberger, l’enjeu consistait à faire dialoguer deux rythmes urbains ; d’un côté, la trame serrée du tertiaire, de l’autre, la lecture plus ample, par pièce, propre aux logements. Le parti pris est donc une façade qui compose avec ces deux échelles, tout en affirmant une expression contemporaine, plus chaleureuse que l’image souvent lisse des façades des bâtiments tertiaires. Cette intention se matérialise par une façade mur rideau vitrée enrichie d’une seconde peau qui vient donner du relief et structurer la trame. 

Avec environ 35 cm de profondeur, la façade cesse d’être un simple plan, elle devient une épaisseur, une matière, un filtre. « Écrire une façade avec une profondeur, pour que, selon le soleil, apparaissent des variations d’ombres et de reflets et donc une “façade vivante” » souligne l’architecte.

Cette profondeur a permis d’intégrer des protections solaires fixes, dessinées comme des “casquettes” légèrement courbes, en tôle aluminium perforée. Ces pièces sur mesure viennent nuancer l’ensoleillement tout en conservant une relation confortable à l’extérieur. La micro-perforation et la courbure créent une douceur visuelle presque textile, mais avec la robustesse et la pérennité attendues sur un ouvrage tertiaire.

C’est précisément sur cette zone de contact entre intention architecturale et réalité constructive que l’intervention d’ALUVAL a, selon l’architecte, fait la différence. « Le bâtiment, datant des années 70, nécessitait la dépose d’une façade obsolète pour révéler une structure existante… forcément imparfaite. Les interventions sont souvent beaucoup plus complexe sur des bâtiments existants que sur le neuf », rappelle Bernhard Buchberger, qui souligne la capacité d’ALUVAL à concevoir une façade capable d’absorber les imprécisions du bâti existant, puis à ajuster les solutions au fur et à mesure des sondages, tests et contraintes de fixation réellement observées sur site.

ALUVAL s’est impliquée très tôt, en travaillant sur les détails, les variantes et la faisabilité au service du projet. L’architecte insiste surtout sur l’esprit de partenariat : " J’ai toujours eu l’impression que l’entreprise ALUVAL a défendu avec moi une intention architecturale. Autrement dit, une approche où l’optimisation ne se fait pas au détriment de la finesse des profilés en aluminium, de la cohérence des assemblages ou de la qualité perçue ". Il souligne également un travail d’anticipation important sur les points sensibles, ceux qui ne se voient pas mais qui conditionnent la réussite d’un ensemble menuisé complexe.