Réhabilitation sur site actif de la Préfecture de Police de Ney (75018)
Rénover l’enveloppe extérieure d’un bâtiment administratif actif, en plein Paris, avec descontraintes amiante, sécuritaires et énergétiques simultanées,c’est le défi que nous avons relevéaux côtés du groupe OTEIS sur le site de la Préfecture de Police du boulevard Ney dans le 18èmearrondissement.
C’est le décret tertiaire, qui impose de réduire d’ici 2040 la consommation énergétique des bâtiments de bureaux, qui a déclenché cette opération. « L’amélioration thermique a été le prétexte pour remplacer la totalité des éléments de façade. La réhabilitation portait à la fois surl’enveloppe extérieure et sur la production chaud-froid, avec le remplacement de l’ensemble du système de climatisationdont une partie des éléments étaient positionnés au niveau des allèges. » précise Georges Bourdon, directeur du département façade chez OTEIS.
Les atouts de la solution « bloc » : rapidité, étanchéité, fiabilité
Le choix technique s’est porté sur des modules en aluminium« Blocs » de 1,50m de largueur par 2,80m de hauteur, entièrement fabriqués en usine et posés par l’extérieur.« Ces systèmes sont notamment utilisés dans les IGH afin de limiter les phases d’intervention sur les chantiers. » rappelle Bruno Riback, directeur projets et innovation ALUVAL.Au total, ce sont380 blocs qui ont été fixés entre dalles, soit 1500m2 environ de façade, ainsi que 140m2 de façade mur rideau coupe-feuencapsulant les deux cages d’escalier. La diversité des configurations fut au rendez-vous : ouvrant à la française, châssis de désenfumage, ouvrants pompiers, stores coffres, panneaux émaillés en allège et bandeau décoratif sur mesure structurant la façade sud du bâtiment.
Une organisation millimétrée pour ne pas gêner l’exploitation du bâtiment :
C’est sans doute le point le plus exigeant carle bâtiment n’a jamais cessé de fonctionner.La dépose des façades existantes, amiantées, imposaient un double encapsulage des espaces intérieurs jusqu’à la pose des nouveaux blocs menuisés. « Avant chaque intervention façade, les réseaux de climatisation existants en allège devaient être déposés, puis refaits dans la foulée.Il y a eu une véritable imbrication des différents corps d’état. »La cadence de pose atteignait 20 à 25 blocs par jour. « En une journée de pose, nous avions besoin d’une semaine de fabrication dans nos ateliers.La constitution d’un stock en amont était la condition sine qua non de la fluidité du chantier.»souligne Bruno Riback.
La performance et le confort retrouvé :
Le chantier, livré début 2026 après un an environ de travaux a abouti à un résultat salué par les utilisateurs, particulièrement sensibles au confort thermique retrouvé.« Ils voient vraiment l’apport d’une telle rénovation. » note Georges Bourdon, directeur du département façade chez OTEIS.